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Jean-François Champollion dit Champollion le Jeune

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Jean-François Champollion

Egyptologue français né à Figeac dans le Quercy, le 23 décembre 1790. Né dans la maison de la rue de la Boudousquairie, il est le septième et dernier enfant de la famille Champollion. Le père était libraire et la mère issue d’une famille de tisserands.

Le jeune Jean-François fait preuve d’une grande précocité : à cinq ans il apprend à lire seul, dans les livres de la librairie paternelle, à 11 ans, il entre au tout nouveau lycée de Grenoble. Le jeune garçon stupéfie les inspecteurs généraux en traduisant à la perfection les vers les plus difficiles de Virgile et Horace.

Durant cette période, il étudie l’hébreu, l’arabe, le syrien, l’araméen. En 1804, il analyse l’étymologie hébraïque des noms de la Bible et écrit « Remarques sur la fable des Géants ». En 1805, il apprend l’éthiopien et le copte.

En 1807, il quitte le lycée et présente son essai de « description géographique de l’Egypte avant la conquête de Cambyse » devant l’Académie des Sciences et des Arts, ce qui lui vaut d’être élu à cette Académie.

De 1809 à1810, Champollion poursuit ses études à Paris à l’Ecole spéciale des langues orientales et au collège de France où il suit les cours de sanscrit, de chinois et de persan. Son intérêt pour l’Egypte ancienne ne fait que croître. Il approfondit l’usage du copte car il sait déjà que son travail sur les papyrus sera basé sur cette langue. Il réalise deux grammaires du copte ainsi qu’un dictionnaire.

A Paris, il travaille sur une copie de la pierre de Rosette découverte en 1799. Il se passionne au point de publier dès 1809 une théorie sur l’écriture égyptienne.

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Pierre de Rosette

La pierre de Rosette (ci-contre) est une plaque gravée trouvée en 1799, près de la ville de Rosette en Basse-Egypte par les troupes françaises. Cette stèle de granit est revêtue d’inscriptions en trois langues. Elle porte un décret de 196 av. J-C du pharaon Ptolémée V, rédigé en 2 langues et 3 écritures : hiéroglyphes, démotique et grec. Elle est actuellement exposée au British Muséum de Londres.

Grâce à l’intervention de Joseph Fourier, Napoléon dispense Champollion de la conscription. Jean-François revient à Grenoble auprès de son frère aîné lui-même professeur es-sciences. Il devient professeur d’histoire ancienne à l’université de Grenoble en 1810, il a juste 20 ans !

En 1814, il publie les deux tomes de « l’Egypte sous les Pharaons » Il identifie les groupes épithètes, ainsi que le pluriel. En 1815, il veut éditer un dictionnaire et une grammaire copte, mais ses travaux ne sont pas encore acceptés par l’Institut. Son frère Jacques-Joseph devenu secrétaire de Napoléon plaide sa cause, mais la défaite de Waterloo et la chute de l’Empire obligent les frères à quitter Grenoble.

A Paris il se consacre au déchiffrement des hiéroglyphes et en 1821 les travaux de Jean-François Champollion prennent un tour décisif : il déchiffre le nom de Ptolémée inscrit sur le cartouche, il dresse un tableau des correspondances entre signes hiéroglyphes et hiératiques. Sur l’obélisque de Philae, il reconnaît le nom de Cléopâtre, il retrouve ainsi les valeurs alphabétiques des 11 signes : 7 rendent des consonnes, 4 des voyelles.

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Cartouche de Cléopâtre

Cependant, en comptant les 1419 signes de la pierre de Rosette, pour rendre les 486 mots grecs, il déduit que les hiéroglyphes ne pouvaient transcrire uniquement des mots. En comparant des relevés provenant d’Abou Simbel, du temple de Ramsès II et du temple de Amada en Nubie, il arrive à la conclusion que l’écriture est à la fois symbolique, figurative et alphabétique dans un même texte, une même phrase ou un même mot.

Le 27 septembre 1822, Champollion fait l’exposé de ses découverte à l’Académie réunie en assemblée extraordinaire. En 1823 il publie son « Panthéon égyptien » , puis un an plus tard « le précis du système hiéroglyphique des Anciens Egyptiens »

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Notes de Champollion

En 1824 il part pour un long périple en Italie, où il étudie dans tous les musées et les bibliothèques, les papyrus, les obélisques et collections rapportées de l’expédition de Bonaparte. A la demande de Champollion, le roi Charles X achète la collection d’antiquités égyptiennes du consul Henry Salt.

En 1826 il est nommé conservateur de la section égyptienne du Musée du Louvre, et il assure un cours public et gratuit d’archéologie. En 1827, Champollion embarque enfin vers la Vallée du Nil pour un voyage de dix-huit mois. Il reviendra avec des masses de notes, documents, textes et récits....

A son retour, il est élu à l’Académie des inscriptions et Belles-Lettres, prend la chaire créée pour lui au Collège de France. Il fait paraître quatre volumes de dessins relevés et croquis « les monuments d’Egypte et de Nubie ». Il écrit « la grammaire égyptienne » et « dictionnaire égyptien », mais meurt à 42 ans, le 4 mars 1832 d’une attaque d’apoplexie sans avoir pu l’éditer. C’est son frère Jacques-Joseph qui se chargera de le faire.

par Webmaster
Publié le 27 octobre 2002 - Modifié le 16 septembre 2006
 
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