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Château de Vincennes - Grande Arche de la Défense

C’est la ligne la plus ancienne du réseau. 20 mois de travaux furent nécessaires à la réalisation. Commencée en 1898, elle fut mise en service le 19 juillet 1900. Lors de ouverture de la ligne, seules 8 stations seront exploitées, les 10 autres étant mises en service progressivement entre le 6 août et le 1er septembre de la même année. C’est donc un total de 18 stations qui seront exploitées entre la Porte de Vincennes et la Porte Maillot.

Dès décembre 1900 le bilan sera plutôt favorable, en effet depuis son ouverture 130 000 voyageurs empruntent cette ligne chaque jour soit près de 4 000 000 de voyageurs depuis son inauguration.

Les trains étaient composés de 3 voitures en bois avec sièges en bois pour les secondes classes et sièges en cuir pour les premières classes. Devant cet immense succès le nombre de voitures sera porté à 6.

Le ticket de 2ème classe valait 15 centimes et celui de 1ère classe 25 centimes.

Le 24 mars 1934, la ligne est prolongée vers l’est sur une longueur de 2,3 Km. Son nouveau terminus sera le Château de Vincennes : 21 stations sont maintenant desservies.

Le 29 avril 1937, c’est au tour de la partie ouest d’être prolongée jusqu’au Pont de Neuilly. Pendant de nombreuses années 23 stations seront donc exploitées.

Mai 1963, pour la première fois un métro roule sur...des pneus !

En 1967 cette ligne est équipée du pilotage automatique. Notons quand même que le choix est laissé au conducteur qui peut s’il le désire conduire manuellement son train.

Avril 1992, cette ligne est prolongée de nouveau vers l’ouest, son terminus est reporté à La grande Arche de la Défense. Ce qui porte le nombre de stations desservies à 25.

1997 un nouveau matériel fait son apparition. Chaque voiture est reliée à l’autre par un soufflet, ce qui vous donne l’impression d’être dans un immense « serpent » !

Château de Vincennes

Bérault

La place Bérault de Vincennes rend honneur à son ancien adjoint au maire (1796-1871)

Saint-Mandé - Tourelle

Saint-Mandé, commune résidentielle de l’est parisien, tire son nom d’un ancien prieuré honorant les reliques d’un vieil ermite breton du VIIè siècle. La Tourelle est un vestige fortifié, peut-être rattaché au château de Vincennes.

Porte de Vincennes

Ancienne porte de l’enceinte fortifiée qui fut construite en vertu d’une loi de 1840, en l’espace de trois ans. Ces fortifications se composaient d’abord d’une ligne de défense continue de 33 km de développement, renforcée de 94 bastions, de 10 m de hauteur, avec un fossé de 15 m de largeur et un glacis. Une seconde enceinte ceinturait la ville par 17 forts avancés. La plupart de ces forts furent endommagés pendant la guerre de 1870-71. Reconstruits vers 1880, ils subsistent de nos jours.

Nation

Quand Louis XIV reçut en 1660, après la Paix des Pyrénées, les hommages de la ville de Paris, on avait dressé un trône à cet endroit qui devint la place du Trône. En 1793, on la rebaptisa la place du Trône Renversé, haut lieu de la guillotine ! En 1880, pour la Fête nationale, elle devint enfin la place de la Nation.

Au milieu, dans un bassin, fut érigé le Triomphe de la République, Allégorie en bronze par Dalou. Sur un char traîné par des lions trône la République entourée par la Liberté, le Travail, la Justice et l’Abondance. Là où se situait l’ancienne barrière du Trône, furent édifiés, en 1778, deux octrois, par Ledoux. À côté s’élèvent deux hautes colonnes doriques cannelées érigées en 1788 et surmontées, en 1841, de statues de Bronze : Louis IX ou Saint Louis, par Etex et Philippe IV le Bel, par Dumont.

La foire du Trône, ou foire au Pain d’Épice qui s’y tenait chaque printemps s’est maintenant déplacée sur la pelouse de Reuilly du bois de Vincennes tout proche.

Reuilly-Diderot

Reuilly était un ancien manoir royal, résidence champêtre des souverains mérovingiens. Autour de lui, se forma un petit hameau qui disparut avec l’extension du faubourg Saint-Antoine.

Denis Diderot (1713-1784), écrivain et philosophe, attendait tout du progrès. Il assuma la direction de l’Encyclopédie et en rédigea de nombreux articles. Son œuvre est complexe, car il se montra à la fois critique d’art ; romancier, théoricien de théâtre, dramaturge et essayiste. On lui doit entre autres la Religieuse, le Neveu de Rameau, Jacques le Fataliste.

Gare de Lyon

Bastille

Saint Paul

On donna le nom de l’Apôtre des Gentils à l’ancienne église de la paroisse du roi. En souvenir de celle-ci, il fut rajouté le nom de Saint-Paul à l’église Saint-Louis les Jésuites dont la première pierre fut posée par Louis XIII en 1627. S’y retrouvaient les mondains et intellectuels de l’époque, de madame de Sévigné à Bossuet.

Hôtel de Ville

A l’origine, en 1357, le lieu de réunion d’Etienne Marcel en place de Grève, appelé la Maison aux Piliers. Cet hôtel fut reconstruit deux siècles plus tard sous François 1er et Henri II, puis le nord sous Henri IV et Louis XIII.

La Commune, installée dans le superbe édifice, l’incendia le 24 mai 1871. L’Hôtel de Ville actuel est une reconstruction de 1874 à 1882.

Châtelet

En 1130, Louis VI le Gros édifia un petit château fort ou châtelet. Agrandi et remanié par les souverains successifs, il devint un des édifices les plus sinistres de Paris. La prévôté y siégeait. Des prisons occupaient l’aile est. Ce grand Châtelet fut démoli entre 1802 et 1810. Les théâtres du Châtelet et de Sarah Bernhardt sont de 1862.

Louvre-Rivoli

Commencé en 1190 par Philippe Auguste avant son départ aux Croisades, la résidence des rois de France garde la marque des différents souverains qui y résidèrent successivement. En 1678, Louis XIV et sa Cour l’abandonnèrent pour Versailles. Il reçu alors des occupants très variés et souvent indésirables.

Le Premier Empire repris les travaux abandonnés depuis plus d’un siècle et demi, que parachevèrent Louis XVIII et Napoléon III. Plus tard, l’incendie de la Commune porta ses ravages dans une partie des bâtiments. Aujourd’hui, ce palais est devenu le plus grand musée du monde.

La rue de Rivoli, ouverte entre 1811 et 1835 à l’emplacement du couvent des Feuillants, célèbre la victoire de Bonaparte sur les Autrichiens pendant la campagne d’Italie de 1797.

Palais Royal - Musée du Louvre

L’Hôtel de Richelieu fut agrandi de 1634 à 1639 et devint le Palais-Cardinal. Le prélat légua à sa mort l’édifice à Louis XIII, le palais devint Palais-Royal.

Aujourd’hui, il est le siège du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel.

Tuileries

La reine Catherine de Médicis fit construire ce château royal à l’emplacement d’une ancienne manufacture de tuiles.

L’incendie de la Commune fut fatal à l’édifice. Il ne subsiste que les magnifiques jardins auxquels travailla Pierre Le Nôtre, grand-père d’André Le Nôtre.

En 1783, s’éleva de ces jardins la machine aérostatique de Joseph et Etienne Montgolfier.

Concorde

La place s’appelait jadis la place Louis XV le Bien-Aimé à cause de sa statue, commanditée par le prévôt des marchands et les échevins de Paris. L’effigie équestre fut détruite pendant la Révolution et remplacée par l’obélisque offerte par Méhemet Ali au roi en 1831.

Ce monument est de fait le plus vieux de Paris : il date du règne de Ramsès Il (XIIIe siècle avant J.-C.).

Champs Elysées - Clémenceau

Le Nôtre prolongea l’allée centrale du jardin des Tuileries. Il y planta de chaque côté une double rangée d’ormes. Ainsi naquit le Grand-Cours, qu’on appela aussi les Champs-Élysées en faisant référence au lieu de séjour mythologique des âmes vertueuses.

Georges Clémenceau (1841-1929), médecin, député d’extrême bas radicale il est Maire de Montmartre (1870), puis député (1871), était surnommé « le tombeur de ministères » pour ses talents de polémiste. Au pouvoir, comme président du Conseil (1906), sa formidable énergie pendant la Grande Guerre lui valut le surnom du Tigre.

Franklin D. Roosevelt

Cette station s’appelait Marboeuf jusqu’en 1942, du nom du général qui conquit la Corse en 1768 et 1769, puis Marboeuf - Rond-point des Champs-Élysées. En 1946, elle prit le nom du célèbre président des Etats-Unis. Né en 1882, il fut élu une première fois en 1933. Réélu en 1936 et 1940, il joua un rôle diplomatique majeur pour l’issue du conflit mondial. Réélu une nouvelle fois en 1944, il mourut quelques mois avant la fin de la guerre.

Georges V

Avant 1920, l’ancien nom de cette station était Alma, commémorant ainsi la victoire franco-anglaise sur les Russes le 20 Septembre 1854.

Deuxième fils d’Edouard VII, George V (1865-1936) devint roi d’Angleterre et empereur des Indes. Son règne fut marque par l’indépendance de l’Eire et par le premier conflit mondial.

Charles de Gaulle - Etoile

Argentine

Jadis, cette station se nommait Obligado pour commémorer le défilé où une escadre franco-anglaise força le passage dans l’estuaire du Rio de la Plata en 1845. Elle porte le nom de ce grand état d’Amérique latine, bordé par l’Atlantique et s’étirant sur 3700 km, de la Bolivie jusqu’au cap Horn et dont la capitale est Buenos-Aires.

Porte Maillot

Porte principale, en bois, de l’enceinte du Bois de Boulogne, elle s’appelait en réalité porte Mahiaulx, puis Mahiot, peut-être à cause de l’ancien jeu de Mail, qui se jouait avec un marteau, le mail, et des boules en bois.

Les Sablons

Les sablonneux bords de Seine, « les sablons », sont à l’origine de ce nom et de pas mal de constructions de la Capitale.

Pont de Neuilly

Construit par Perronet de 1766 à 1772, ce pont porte le nom de la commune de Neuilly. Celle-ci doit son origine à un hameau qui s’était formé autour du passeur du bac sur la Seine établit en 1140. Elle s’est appelée Luniacum, puis Lulliacum, ou Nuilliacum, d’où Lully ou Nully.

Le Port-Nully ne comptait que douze maisons vers 1415 et garda ce nom jusqu’au XVIIIème siècle. Le bac fut remplacé par un pont de bois en 1620, puis de pierre en 1768. En 1860, la commune de Neuilly fut amputée d’une partie de son territoire, les Ternes et la moitié de Sablonville, annexée au XVIIème arrondissement de Paris.

Esplanade de la Défense

Plate-forme est, proche de la Seine, du vaste quartier d’affaires aménagé à partir de 1958 entre Puteaux et Courbevoie, à l’emplacement de l’ancien rond-point de La Défense. Ce dernier devait son nom à la statue personnifiant la défense de Paris que nous devons à Louis-Ernest Barrias (1883). Le monument a retrouvé sa place au coeur du nouveau quartier.

Grande Arche de La Défense

L’Arche de la Fraternité que l’on doit à l’architecte J.O. Von Spreckelsen ferme la perspective de l’axe Concorde-La Défense. Inaugurée en 1989, elle abrite une fondation internationale des droits de l’Homme, ainsi que le ministère de l’Équipement.

par Webmaster
Publié le 22 octobre 2002 - Modifié le 15 septembre 2006
 
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