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Nation - Charles de Gaulle-Etoile

En 1900, eut lieu l’ouverture du tronçon Etoile-Trocadéro, suivi en 1903 de Trocadéro-Passy, puis en 1906 de Passy-Place d’italie. L’exploitation de cette partie de la ligne fut d’abord rattachée à la ligne 5.

La ligne Nation-Place d’italie fut ouverte en 1909, mais, la nouvelle exploitation de Nation à l’Étoile ne se fit qu’en 1931 avec des modifications qui n’amenèrent le tracé définitif qu’en 1942.

Nation

Picpus

Vers 1575, la rue de Picpus était un chemin traversant le territoire de Pique-Puce. Les frères Lazare pensaient que l’étymologie provenait d’une épidémie ressemblant à des piqûres d’insectes. Elle fut soignée miraculeusement par un religieux qui s’installa dans le village. Ce dernier prit alors le nom de Pique-Puce.

La station porte également le nom de Courteline (1858-1929), de son vrai nom Georges Moinaux, auteur français de comédies satiriques telles : les Gaîtés de l’escadron, la Paix chez soi, le Commissaire est bon enfant.

Bel Air

L’avenue de Saint-Mandé a été ouverte en 1697. Comme elle passait devant la Ménagerie royale, on la nomma l’avenue de la Ménagerie. Après le départ de cette ménagerie pour Versailles, en 1706, on l’appela l’avenue du Bel-Air du nom d’une propriété de Saint-Mandé appartenant à Jacques Petitmaire, petit-fils du gouverneur de l’ancienne ménagerie.

Daumesnil

Le général Pierre Daumesnil (1776-1832) perdit une jambe à Wagram. En 1814, il refusa de livrer aux Russes le château de Vincennes dont il était le gouverneur en disant : « Je rendrai Vincennes quand on me rendra ma jambe. » En 1830, une nouvelle fois, il refusa de livrer, cette fois à la foule, les ministres de Charles X détenus à Vincennes.

La station porte également le nom de Félix Eboué (1884-1944), gouverneur de la Guadeloupe en 1936, puis du Tchad en 1938. Il se rallia aux Forces Françaises Libres dès 1940, devenant ainsi gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française.

Dugommier

Jacques François Coquille dit Dugommier (1738-1794), général français, député à la Convention, commanda les troupes qui reprirent Toulon. Il fut tué à la bataille de la Sierra Negra en Catalogne.

Bercy

C’est dans une charte de 1134 de Louis VI le Gros que l’on trouve trace du lieu-dit sous la mention : insula de Bercilliis. Au fil des siècles se développa la seigneurie de Bercy avec un château magnifique et un vaste domaine couvrant un tiers de la commune de Bercy. Cette dernière fut en grande partie annexée à Paris en 1860. Les héritiers du domaine, les Nicolai l’aliénèrent, et le château fut démoli.

Quai de la Gare

La Gare était une gare d’eau qu’on avait commencée de creuser en 1764 dans la rive gauche de la Seine à hauteur du futur pont de Bercy. C’était un des quartiers de la paroisse d’Ivry avant l’annexion partielle à Paris. Le quai de la Gare existait en 1670 à l’état d’un chemin.

Chevaleret

La rue du Chevaleret existait déjà en 1670, son nom provenait d’un lieu-dit portant probablement lui-même le nom de son propriétaire.

Nationale

Nom donné en commémoration de la Garde nationale, milice civique bourgeoise créée le 13 juillet 1789 en vue du maintien de l’ordre dans Paris. Le 14, elle prit part à la prise de la Bastille ; le 15, La Fayette en fut nommé commandant en chef ; en décembre, dans tous les départements, les milices se généralisèrent et formèrent une fédération.

Elle joua un rôle important pendant la Révolution jusqu’à son écrasement, en 1795 (journée du 13 vendémiaire), par Bonaparte. Cette institution, restaurée par Napoléon (1805), demeura vivace, et la Restauration ne put la faire disparaître. Elle participa à la révolution de juillet 1830, puis soutint Louis-Philippe.

Lors de la révolution de 1848, qui voulut lui faire perdre son caractère bourgeois, elle fut animée par des tendances contradictoires. Ensuite, le Second Empire sut la contrôler, mais en 1871 elle rejoignit la Commune et fut dissoute le 30 août de la même année.

Place d’Italie

Corvisart

Jean Nicolas des Marels, baron Corvisart (1755-1821) était le médecin personnel de Napoléon 1er, spécialiste des poumons et du coeur. En 1810, il devint le propriétaire de l’Hôtel de Broglie dont il était le locataire.

La rue Corvisart s’appelait jadis la rue du Champs-de-l’Alouette. Une ancienne « folie » construite par Peyre en 1762, y avait une entrée. Corvisart et Napoléon 1er l’auraient utilisée.

Glacière

Dans ce quartier, la Bièvre qui se jette dans la Seine, formait de nombreuses mares et étangs où les troupeaux s’abreuvaient. Ces cuvettes fournissaient de grandes quantités de glace que l’on conservait l’été, dans des puits maçonnés. Le nom de Glacière est resté.

Saint-Jacques

Lutèce n’était pas encore romaine que déjà la future rue Saint-Jacques était une piste très fréquentée. Elle devint la route romaine de Genabum (Orléans) et s’appela « la via Superior ». Puis, on la nomma la Grant-Rue-Oultre-Petit-Pont. Enfin vers 1230, elle prit son nom actuel se référant aux pèlerins en route vers Saint-Jacques de Compostelle où étaient gardées les reliques de l’apôtre.

Denfert - Rochereau

Raspail

Edgar Quinet

L’historien Edgar Quinet (1803-1875) travailla sur l’Allemagne et le Christianisme, vue par un athée dans le Génie des Religions. Son cours au Collège de France fut suspendu par Guizot en 1846. Elu député en 1848, il fut banni en 1851. Rentré en France, il fut de nouveau élu député en 1871. Il publia les Révolutions d’Italie en 1852 et l’Esprit nouveau en 1874.

Montparnasse - Bienvenüe

Pasteur

Pasteur, Louis (Villeneuve-l’Étang, 7 décembre 1822 ­ Saint-Cloud 28 septembre 1895), biologiste et chimiste français qui fonda la science de la microbiologie, mit en évidence le rôle des germes dans les maladies, inventa le processus de pasteurisation et développa les vaccins contre plusieurs maladies, dont la rage.

Sèvres-Lecourbe

La station est située à l’emplacement de l’ancienne barrière de Sèvres du mur des Fermiers Généraux, du nom de la commune à laquelle elle conduisait. Cette entrée, appelée clôture de Sèvres avant 1784, conduisait par la rue de Sèvres à un quartier de Paris où abondaient les institutions hospitalières à tel point que cette rue s’appela un temps la Maladrerie.

Le général Claude Joseph Lecourbe (Ruffey, Jura, 1758 ­ Belfort, 1815) combattit sous la Révolution à Fleurus (1794), à Zurich (1799). Destitué en 1801, il devînt comte chez les Bourbons (1814), mais se rallia à Napoléon de retour de l’île d’Elbe. La rue Lecourbe suit le tracé d’une voie romaine qui reliait Lutèce à Savara (Sèvres).

Jusqu’en 1907, la station s’appelait Suffren. Le Bailli Pierre André Suffren (1726-1788) s’illustra comme chef d’escadre, aux Indes et en Amérique, contre les Anglais.

Cambronne

Le vicomte Pierre Cambronne (1770-1842) fut héroïque à Waterloo. Général, il y commanda la Vieille Garde. Il a toujours nié avoir prononcé le mot célèbre que la rumeur lui a attribué.

La Motte-Piquet - Grenelle

L’amiral Toussaint Guillaume comte de la Motte-Piquet (1720-1791) s’illustra en dirigeant une escadre contre les Anglais en Martinique (1779). Deux ans après, il était nommé lieutenant général des armées navales.

La commune de Grenelle fut annexée en 1860 ; elle n’existait que depuis trente ans. A l’origine c’était une plaine sablonneuse, giboyeuse, l’ancienne Garanella (petite Garenne). Elle devint Guarnelles, puis Garnelles avant de prendre son nom définitif. C’est sans doute là que les légions romaines de Labienus combattirent les Gaulois de Camulogène en 52 avant J.-C.

Dupleix

Dupleix Joseph François, marquis de (Landrecies, 1697 ­ Paris, 1763), administrateur et colonisateur français. Gouverneur général de la Compagnie des Indes en 1742, il développa la position commerciale de la France et lutta contre l’influence anglaise. Malgré le traité d’Aix-la-Chapelle (1748), il établit sur le sud du Dekkan un véritable protectorat français, que les Anglais ruinèrent. En 1754, il fut rappelé en France. Il avait investi aux Indes toute sa fortune, qui ne lui fut jamais remboursée.

Bir-Hakeim

En 1942, la brigade française du général Koenig résista pendant seize jours aux attaques de l’armée allemande motorisée du maréchal Rommel dans ce poste fortifié de Libye. Ce répit permit aux Britanniques de se replier et de triompher à El Alamein.

Jusqu’en 1949, la station s’appelait Quai de Grenelle, tirant son nom de l’ancienne commune de Grenelle qui dépendait de l’abbaye de Sainte-Geneviève qui est aujourd’hui le lycée Henri IV place du Panthéon.

Passy

Passy était désignée au Moyen-Age par le mot Passiacum voulant dire terre de Passius ou de Pacius. Une charte de 1250 mentionna pour la première fois ce nom.

En 1312, Philippe le Bel accorda le droit aux aveugles des Quinze-Vingts de porter une fleur de lys pour les distinguer des autres aveugles. Il data son ordonnance en y mentionnant la localité.

Passy devint une seigneurie au XVè siècle. Le premier seigneur en fut, en 1416, Jeanne de Paillard. Le dernier fut le marquis de Boulainvilliers.

Grâce à Claude Chahu, conseiller du roi, seigneur de Passy et véritable fondateur du village, le hameau obtint, en 1666, sa chapelle Notre-Dame-de-Grâce, puis devint une paroisse indépendante en 1672.

À partir de 1825, la « plaine de Passy » fut lotie et se transfôrma en un quartier très élégant. Séparée de Paris par le mur des Fermiers Généraux percé de six barrières jusqu’en 1860, la commune fut ensuite presque entièrement annexée par la capitale sauf une petite partie qui fut rattachée à Boulogne.

Trocadéro

La place du Trocadéro doit son nom au site fortifié de la baie de Cadix qui fut enlevé par les troupes françaises commandées par le duc d’Angoulême, en 1823. Il fut donné également ce nom au palais oriental construit pour l’exposition universelle de 1878. Celui-ci fut démoli en 1937 et remplacé par l’actuel palais de Chaillot qui abrite les musées de l’Homme, de la Marine, des Monuments français et du Cinéma.

Boissière

En 1730, la rue Boissière était un chemin hors de la ville qui prolongeait la rue de la Croix-Boissière située à l’intérieure de Paris. Elle devait son nom au souvenir de la croix à laquelle il état d’usage de suspendre du buis le jour des Rameaux

Kléber

Kléber, Jean-Baptiste (1753-1800), général français qui participa à la campagne d’Égypte. Né à Strasbourg, Kléber suivit les cours de l’Académie militaire de Munich et fut brièvement officier dans l’armée autrichienne. Revenu en France, il exerça la profession d’architecte à Besançon et à Strasbourg, puis fut inspecteur des bâtiments publics en Alsace. Engagé volontaire en 1792, il contribua à la réduction de l’insurrection vendéenne, puis fut le principal lieutenant de Jourdan au commandement de l’armée Sambre et Meuse de 1794 à 1796, et décida finalement de démissionner.

Bonaparte le rappella, l’emmena avec lui lors de sa campagne en Orient et lui confia le commandement en chef de l’Égypte après son retour en France (août 1799).

Partisan d’une évacuation conjointe de l’Égypte par les Français et les Anglais, il reprit les armes en voyant que les Anglais n’avaient pas l’intention de respecter l’accord qu’ils avaient conclu avec les Français dans cette perspective. Vainqueur des Turcs à Héliopolis en mars 1800, il réprima violemment une insurrection au Caire, et périt assassiné par un musulman.

Charles de Gaulle - Etoile

par Webmaster
Publié le 28 octobre 2002 - Modifié le 13 septembre 2006
 
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