Le début de la construction de cette ligne sera parallèle à celle de la ligne 1. Le tracé de cette ligne doit suivre celui des « boulevards extérieurs » du Paris de Louis-Philippe et de Napoléon III (Villiers, Clichy, Pigalle, Barbès, Belleville).
Les ennuis de percement commencent à Montmartre et à Belleville, les anciennes carrières de gypse ont provoqué d’immenses cavités où il est inprudent de s’engager. Qu’à cela ne tienne, le métro sera aérien entre les stations Anvers et colonel Fabien. C’est à l’ingénieur Louis Biette que seront confiées les stuctures métalliques et les travaux de décoration à Jean Camille Formigé à qui l’on doit notamment la décorations du viaduc d’Austerlitz, du pont de Bir-Hakeim
Ainsi c’est le 13 décembre 1900 que le tronçon Porte Dauphine - Etoile (aujourd’hui Charles de Gaulle-Etoile) sera inauguré. Trois stations seront exploitées.
7 octobre 1902, la ligne est prolongée jusqu’à Anvers. Les voyageurs peuvent alors utiliser 9 stations supplémentaires ce qui porte le total des stations desservies à 12.
31 janvier 1903, la ligne est exploitée jusqu’à la station Bagnolet, rebaptisée en 1970 Alexandre Dumas. La ligne comporte maintenant 11 stations supplémentaires, soit un total de 21 stations.
2 avril 1903, la ligne arrive enfin à Nation son terminus actuel. C’est 23 stations qui sont desservies.
Il est a noter que la ligne 2 est la première des lignes du métro parisien dont une partie du tracé a été effectué en aérien. Un exploit pour l’époque a du reste été réalisé : le franchissement des voie SNCF à l’aide de plusieurs viaducs ayant une portée de 75,25m.
La catastrophe de Couronnes
Le 10 août 1903 un incendie sur un train est provoqué par un court-circuit, dans la station Ménilmontant. D’importantes fumées toxiques se dégagent et remontent jusqu’à la station Couronnes. Le bilan est très lourd : 84 personnes trouveront la mort dans cet accident.
Petit plateau de l’est parisien, sur le territoire de la commune de Rosny. Le général Trochu s’en empara provisoirement par un coup de main le 30 novembre 1870, pendant le siège de Paris par les Prussiens.
Ecrivain français (1802-1870), il est le fils naturel du général Alexandre Davy de la Paillerie, dit Dumas. A sa puissante imagination, nous devons des romans aussi célèbres que : les Trois Mousquetaires, vingt ans après, le vicomte de Bragelonne, le Comte de Monte-Cristo ou la Reine Margot. Son fils naturel (1824-1895), portant le même prénom écrivit pour le théâtre, en particulier la Dame au camélias.
L’ancien domaine de la Folie-Régnault fut racheté par les Jésuites en 1626 pour devenir une résidence de campagne pour les prêtres. Elle fut nommé le Mont-Louis en l’honneur du roi. Le Père François d’Aix de La Chaise, confesseur de Louis XIV l’embellit et l’agrandit. En 1803, l’architecte Brongniart (Paris 1739-1813), auteur de la Bourse de Paris, fut chargé de l’aménager en cimetière.
Citons parmi ses plus illustres pensionnaires : Abélard et Héloise, Arago, Honoré de Balzac, Barras, Beaumarchais, Bellini, Cambacérès, Champollion, Chopin, David, Davout, Géricault, Alfred de Musset, Parmentier, Saint-Simon, et bien d’autres encore.
Ce magnifique cimetière fut transformé en champ de bataille pendant la commune en 1871. Les fédérés tués furent ensevelis au pied du mur qui porte leur nom.
Petit hameau construit autour d’un « mesnil » ou villa. Une charte de 1224 le nomme Mesniolum mali temporis (mesnil du mauvais temps) ; une autre de 1231, Mesnilium mautenz que l’usage a transformé en Mesnil montant. Ce hameau dépendant de la commune de Belleville fut annexé avec elle lors de l’extension de la ville de Paris en 1860.
A l’origine, c’était le nom d’un lieu-dit « les Couronnes-sous-Savies ». On appelait Savies, au XVIIe siècle, le plateau de Belleville, du saxon Sawhardt, voulant dire terre sauvage et inculte.
Ce n’est que tardivement, au XVIIIe siècle, que la commune pris ce nom. Il découlait de Belleville-sur-Sablon, Belleville étant sans doute la déformation de Bellevue. Jusqu’à son annexion à Paris en 1860, la ville avait deux visages : en bas, le quartier tonitruant de la Haute-Courtille avec ses limonadiers et ses guinguettes, en haut, le plateau champêtre avec ses paisibles jardiniers, ses vignerons et ses Parisiens en villégiature. Assez peu peuplée avant la Révolution, sa population progressa rapidement pour arriver à 65000 habitants en 1857. Cet ancien village était devenu la treizième ville de France.
Cette station se nommait anciennement Combat à cause de la Barrière du Combat de Taureau. On y organisa en effet des combats d’animaux à partir de 1778. Depuis 1945, elle porte le nom de Pierre Georges, dit Fabien (1920-1945). Résistant de la première heure, il tua en 1941 un marin allemand sur le quai de Barbès-Rochechouart et participa activement à la libération de la capitale.
Ancien nom de la station : Allemagne. Elle fut rebaptisée Jaurès en 1914, évidemment.
Jusqu’en 1946, cette station s’appelait Aubervilliers-Boulevard de la Villette. Elle prit ensuite le nom de la grande bataille pour la ville de Stalingrad (aujourd’hui Volgograd) où l’armée allemande de Von Paulus dut capituler en 1943 cernée par l’armée soviétique.
Le village de La Chapelle est né sur la voie romaine qui franchissait le col, qu’on appela le Pas de la Chapelle, entre Montmartre et Belleville. Un oratoire y était édifié en mémoire de Sainte Geneviève. Cet édifice fut remplacé par une chapelle qui donna son nom au village. La seigneurie appartenant à l’abbaye de Saint-Denis, la commune était aussi la Chapelle Saint-Denis.
Elle fut comme Belleville et Montmartre annexée à Paris en 1860.
Armand Barbès (1809-1870), révolutionnaire français, qui fut l’un des opposants les plus célèbres au régime de Louis-Philippe.
Né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), il arriva à Paris en 1830 et rallia l’opposition des républicains à la monarchie de Juillet, dont il devint l’un des chefs. Emprisonné après les journées d’avril 1834, il fut de nouveau arrêté après l’attentat de Fieschi et complota avec Blanqui contre le roi Louis-Philippe.
Instigateur avec Blanqui et Martin Bernard de l’insurrection du 12 mai 1839, il fut condamné à mort, mais bénéficia d’une commutation de peine, grâce à l’intervention de Victor Hugo. Libéré en 1848, il fut élu député de l’Aude, et siégea à l’extrême bas. Il fut à l’origine de la journée du 15 mai 1848, et tenta de constituer un gouvernement révolutionnaire à l’Hôtel de ville. Il fut de nouveau condamné à l’emprisonnement. Libéré en 1854 par Napoléon III, il s’exila volontairement.
Marguerite de Rochechouart de Montpipeau fut l’une des 46 abbesses de Montrnartre. Elle dirigea le monastère de 1717 à 1727, pendant la régence de Philippe d’ Orléans.
Anvers (en néerlandais Antwerpen), ville du nord de la Belgique, située en région flamande, chef-lieu de province et d’arrondissement, à 80 km de la mer du Nord, sur l’estuaire de l’Escaut.
De la station d’Anvers, vous pouvez accéder au Funiculaire de Montmartre.Inauguré le 13/07/1900, il à une longueur de 108 m, un dénivelé de 36 m soit une pente de 35,2%. A sa construction, il fonctionnait avec un contrepoids d’eau, puis en 1931 il fut arrêté pour rénovation jusqu’au 02/02/1935 où fut inaugurée une machinerie électrique de 50 ch.
L’exploitation fut confiée à la STCRP, puis à la RATP.
Le sculpteur Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785), vécu rue Pigalle de 1757 à 1770. On lui doit le tombeau du Maréchal de Saxe qui est dans l’église Saint-Thomas de Strasbourg et l’Enfant à la Cage qui est exposé au Louvre.
La rue Blanche s’appelait au XVIIe siècle, la rue de la Croix-Blanche. C’était l’enseigne d’un cabaret. La rue conduisait aux carrières de plâtre de Montmartre. Le trafic incessant des voitures qui s’y rendaient, peut expliquer la couleur.
Ancienne Barrière de Clichy dans le mur des Fermiers Généraux. En mars 1814, Le maréchal Moncey et ses troupes en défendirent héroïquement l’entrée contre les Cosaques. Un an plus tard, elle vit sortir Louis XVIII précipitamment avant l’arrivée de Napoléon par la Barrière d’Italie.
Le quartier regorge de noms de capitales européennes. Rome qui lut la capitale du plus vaste état de l’antiquité européenne, ne pouvait manquer à l’appel. En 1798, elle s’érigea en « république sœur » de la France. Napoléon 1er la déclara ville libre et impériale en 1809 et fit porter le titre de roi de Rome à son fils.
C’est le nom, venant de « villare », d’un ancien domaine rural du XVIIème siècle. Le chemin de Villiers y menait. Il est devenu la rue de Courcelles, du nom du hameau intermédiaire qu’elle desservait.
Le village de Monceaux, jadis appelé Montchauf (mons calvus), était une bourgade du début du XVème siècle, flanqué d’un château féodal. Elle était située en bordure de la vieille route d’Argenteuil, au niveau de l’actuelle rue Lévis.
Le parc Monceau est une acquisition de Philippe d’Orléans en 1778. Transformé, il devint jusqu’à la Révolution, le rendez-vous favori du beau monde sous le nom de « Folie de Chartres ». Le parc actuel est de la moitié de la superficie du parc qu’il remplace.
Le petit hameau de Courcelles, sur la route de Villiers donna son nom à la barrière de Courcelles, une des cinquante-quatre portes du mur des Fermiers Généraux.
L’évêque de Paris possédait, au Moyen-Age, une ferme nommée Villa Externa, qui devint Esteru, puis Ternes. Un petit hameau se développa autour de la ferme, puis du château. Il fut annexé à Neuilly à la Révolution.

Ainsi nommée en l’honneur de Marie-Antoinette, pas encore reine, qui la fit ouvrir à l’extrémité de la Faisanderie du château de la Muette qu’elle habitait. Cette station porte aussi le nom du maréchal de Lattre de Tassigny.