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Jacques Louis David

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Jacques Louis David

Né à Paris en 1748, mort à Bruxelles en 1825, Jacques Louis David entre à 18 ans à l’Académie Royale de peinture et de sculpture.

Plusieurs échecs aux concours officiels le plongent dans une longue période de désespoir, assortie d’une tentative de suicide, avant d’obtenir enfin le Prix de Rome en 1774.

David part pour l’Italie où, malgré son aversion première pour l’art antique, il se passionne pour l’œuvre des Anciens.

De retour à Paris en 1780, il épouse Marguerite Pécoul dont le père dirigeait les travaux de construction du Louvre.

Les relations influentes de son beau-père lui permettent d’obtenir ses premières commandes importantes, dont le remarquable Serment des Horaces qu’il peint à Rome en 1784.

Exposé au Salon de Paris en 1785, la toile remporte un triomphe éclatant. Qualifié de messie, David est sacré chef de file de la nouvelle école néoclassique.

Membre du groupe extrémiste des Jacobins [1], grand admirateur de Robespierre, il est élu député à la Convention en 1792. Il fait supprimer l’Académie Royale et créé un nouveau système d’enseignement artistique dispensé à la Commune des Arts. Il vote la mort du roi Louis XVI. Durant cette période, son chef-d’œuvre est sans aucun doute « Marat assassiné ». De la même façon que Robespierre, David fut incarcéré quelque temps, ce qui ne l’empêcha pas de poursuivre sa carrière artistique.

Devenu partisan de Bonaparte, ce dernier l’admirant beaucoup, lui confie la réalisation de plusieurs compositions dont le portrait de son sacre. Exilé à Bruxelles durant la Restauration il y meurt en 1825. Il fut le maître de Gros, Girodet, Gérard, Ingres.

Ses principales oeuvres par ordre chronologique

par Webmaster


[1] Société politique qui joua un rôle important pendant la Révolution française de 1789 à la fin de 1794. En janvier 1790, le club prend le nom de Société des amis de la Constitution et tint ses réunions au réfectoire du couvant dominicain des Jacobins situé rue Saint Honoré à Paris. Jusqu’en juin 1791 et avant la fuite du roi, le club rassemblait tous les députés patriotes. Citons parmi ses membres Barnave, La Fayette, Mirabeau, Talleyrand, Sieyès, Robespierre, Petion...


Publié le 28 octobre 2002 - Modifié le 16 septembre 2006
 
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