Né à Lyon en 1867, décédé en 1942 à New York, Guimard entre à quinze ans à l’École nationale des arts décoratifs dirigée par le peintre Louvrier de Lajolais ou il est surnommé le « Ravachol de l’architecture ». Trois ans plus tard il s’inscrit à l’École des beaux-arts mais il en sortira sans diplôme.
Dès 1888 il obtient la commande d’un café-restaurant, sa première construction significative est un hôtel particulier qu’il conçoit pour un ami : il dessine tout, la maison et le mobilier. Dès ce premier chantier, le style de l’architecte est là : mélange de matériaux bon marché et luxueux, composition asymétrique, diversité des formes inspirées du répertoire médiéval.
Dans la lignée de Viollet-le-Duc, il réalise encore l’école du Sacré-Cceur, avenue de La Frillière. En 1894, il voyage en Angleterre, en Hollande et en Belgique et amorce sa conversion à l’Art nouveau.
A son retour, en 1895, il construit le Castel Béranger, rue La Fontaine, qui obtiendra le premier prix de la plus belle façade de Paris en 1899. C’est un bâtiment étrange qui, sous couvert d’unité, est divers : les appartements sont tous de plans différents et la variété des matériaux utilisés est grande. Il a tout dessiné, jusqu’aux boutons de porte.
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Guimard a acquis son droit à la postérité avec ses entrées du métropolitain (1900-1902). Après la Première Guerre mondiale, il s’intéresse à un procédé de construction industrielle et réalise un prototype square Jasmin (1922). En 1930, il édifie sa propre villa en tuyaux Eternit à Vaucresson. Guimard se situe de plus en plus en marge de son temps. En 1938, il se réfugie à New York, où il mourra en 1942.