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François-Michel Le Tellier marquis de Louvois

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Louvois

Né à Paris en 1641, Louvois est le fils de Michel Le Tellier qui obtient de Mazarin le secrétariat d’Etat à la Guerre. Celui qui est le concepteur de la première armée moderne d’Europe, décide de faire travailler son fils François-Michel avec lui. Ce dernier à 15 ans (1656) quand son père lui obtient de Louis XIV la transmission de son secrétariat d’Etat à la Guerre.

Afin de ne pas confondre père et fils, nous appellerons ce dernier par son patronyme le plus connu : Louvois

En 1661 Louvois devient membre du Conseil des Dépêches, 1662 il est au secrétariat d’Etat à la Guerre en compagnie de son père. Puis en 1672 il est ministre d’Etat, Louis XIV l’appelle à son Conseil en 1672.

Il finit par être seul à la tête du secrétariat d’Etat à la guerre en 1677. Il a 36 ans... Ambitieux, après avoir intrigué contre Colbert, c’est vers la fin des jours de ce dernier qu’il sera au sommet des affaires de l’Etat. Il achète la charge de surintendant des Bâtiments, des Arts et Manufactures qui lui permettra de prendre en main la construction du château de Versailles.

Tandis que son père légifère, Louvois inspecte les garnisons. Il instaure de nouveaux grades, et se heurte à la noblesse quand il veut supprimer l’achat de certains grades. Il fixe aussi une hiérarchie des grades en fonction de l’ancienneté, pour les officiers valeureux mais pauvres.

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Les Invalides

Toujours dans la lignée de la réforme de l’armée, il va lutter contre l’absentéisme, l’indiscipline et réprime sévèrement les pillages et exactions gratuites et généraliser le port de l’uniforme lié à un régiment. En 1674 Louvois participe à la fondation de l’Hôtel des Invalides pour les vieux soldats.

L’armée est adaptée à l’évolution de l’art militaire par l’organisation d’institutions d’avenir : Royal-artillerie, corps de dragons, milice royale, ainsi que par l’adoption du fusil et de la baïonnette à douille, le remplacement de l’épée par le sabre. Il organise des dépôts de vivres destinés à rendre l’armée plus mobile. Il tente aussi la conscription nationale mais c’est un demi echec. Ce sera par tirage au sort effectué au niveau des paroisses que seront recrutés les hommes. Trente régiments seront formés ainsi.

Les dragonnades

Peu de temps avant la révocation de l’Edit de Nantes Louvois se laisse convaincre par l’intendant du Poitou de loger de des soldats chez les protestants.

Il avaient pour mission d’obtenir de force la conversion des habitants au catholicisme. Tous les moyens étaient bons sévices, viols, vols etc. Devant les résultats obtenus Louvois décida d’étendre cette politique répressive à tout le royaume.

Bien que réticent au début, Louis XIV se laisse convaincre à son tour par son ministre. Plus de 38000 conversions seront obtenues de cette manière. En 1685, estimant que la quasi-totalité des habitants s’étaient convertis, Louis XIV fit révoquer l’Edit de Nantes. Malgré tout la détermination de Louvois dans cette action lui vaudra plus tard sa disgrâce.

Les dragonnades, les désaccords avec Louis XIV et la haine que lui porte Madame de Maintenon qu’il sera disgracié en 1689. Pourtant, à sa mort en 1691 il laissera la meilleure armée d’Europe forte de 450000 hommes.

par Webmaster
Publié le 30 octobre 2002 - Modifié le 17 septembre 2006
 
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