
Née au château de Lussac-les-Châteaux dans la Vienne en 1640, morte à Bourbon-l’Archambault en 1707, Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart est la fille de Gabriel, marquis de Mortemart, prince de Tonnay-Charente, premier gentilhomme de la chambre du roi.
C’est en 1660 qu’elle arrive à la Cour pour devenir fille d’honneur de la nouvelle reine Marie Thérèse d’Autriche. En 1663 elle épouse Louis Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, dont elle aura un fils, le duc d’Antin.
Elle est l’une des plus belles femmes du royaume, remarquée par Louis XIV, elle devient sa maîtresse en 1667 supplantant Mlle de La Vallière.
Ce n’est que vers 1674 que cette liaison deviendra officielle. Henri de Pardaillan n’acceptant pas cette situation prit l’habitude d’apparaître à la Cour en deuil.
Louis XIV n’approuvant pas la tenue de ce mari jaloux et pressé d’en finir, signe lui-même l’acte de divorce entre Henri de Pardaillan et la marquise de Montespan en 1676. La marquise devient la maîtresse de lit royal, cette liaison durera dix sept ans.
La marquise de Montespan donne huit enfants au roi, deux mourront en bas âge, les autres seront tous légitimés :
Malheureusement ses enfants vont être à l’origine de sa disgrâce. En effet pour s’occuper de leur éducation, la marquise de Montespan choisit Françoise d’Aubigné. Le roi tombe rapidement amoureux de cette femme et la fait marquise de Maintenon. Cette dernière se refuse à lui en lui conseillant vivement de retourner auprès de sa femme.
Eperdument amoureux, Louis XIV suit les conseils de la marquise de Maintenon et éloigne la marquise de Montespan en la faisant dame de chambre de la Dauphine.
Délaissée par le roi, détestée par l’entourage de la Grande Mademoiselle et par Bossuet, supplantée par la duchesse de Fontanges puis par la marquise de Maintenon, son nom est prononcé dans l’affaire des poisons en 1680. C’est grâce à l’intervention du roi qu’elle ne sera pas inquiétée. Elle reste à la cour jusqu’en 1691, puis se retire dans un couvent où elle terminera ses jours.