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François Marie Arouet dit Voltaire

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François Marie Arouet dit Voltaire

Né à Paris en 1694, fils de notaire, Voltaire fait ses études chez les jésuites du lycée Louis-le-Grand. Entré dans la société du Temple par l’intermédiaire de son parrain, l’abbé de Châteauneuf, il a très rapidement le goût des plaisirs et des conversations brillantes.

Quelques mots de trop contre le Régent lui valent un premier séjour à la Bastille (1717/1718). Il en profite pour terminer sa tragédie Œdipe, commencer le poème de La Ligue, première version de La Henriade.

En sortant de prison, il prend le nom de Voltaire, anagramme de son nom (AROVET Le Jeune), hérite de son père (1722) et commence une carrière de dramaturge et de poète mondain.

Une dispute qui l’oppose en 1726 au chevalier de Rohan-Chabot lui vaut un deuxième séjour à la Bastille, par lettre de cachet. C’est à cette occasion que le chevalier, manifestant du mépris pour ce bourgeois sans nom, s’était vu répondre : « Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre ».

Aussitôt libéré, Voltaire s’exile en Angleterre, où il est accueilli par son ami Bolingbroke, il y rencontre Pope, Swift . De retour en France, il reconquiert peu à peu la société parisienne.

Comme il publie sans autorisation, une lettre de cachet l’oblige aussitôt à s’exiler en Lorraine. Accueilli au château de Mme du Châtelet, il y restera jusqu’en 1749. Un théâtre est installé au grenier, et c’est là une véritable fièvre de représentations dramatiques. Voltaire écrit alors toute une série de tragédies et de comédies à un rythme soutenu . Il s’occupe ensuite de physique, de chimie, d’astronomie, écrit une Épître sur Newton, vulgarise les Éléments de la philosophie de Newton (1738).

Marc-Pierre D’Argenson, son ancien condisciple chez les jésuites de Louis-le-Grand, devenu ministre, le rappelle à Versailles (1744). Pendant trois ans, Voltaire va s’acquitter de diverses missions diplomatiques et s’abandonner au tourbillon de la cour. Historiographe du roi, puis gentilhomme ordinaire de la chambre, il écrit des opéras pour les fêtes royales. En 1746, il entre à l’Académie. Mais, à la cour, Voltaire se fait des ennemis, dont Mme de Pompadour. Il fréquente alors à Sceaux la cour plus riante de la duchesse du Maine. Dans Memnon, histoire orientale (1747), première version de Zadig, il décrira toutes ses mésaventures de courtisan.

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Voltaire

Homme extrêmement imprudent, il est à nouveau disgracié et trouve refuge auprès du roi Stanislas, à Lunéville. Très touché par la mort de Mme du Châtelet (1749) il cède rapidement aux avances de Frédéric II, le roi de Prusse. Mais l’opposition de Voltaire à Maupertuis, président de l’Académie de Berlin, lui vaut de se brouiller avec le monarque ; il doit fuir à nouveau, en 1753.

Il retrouve le calme hors de France mais près de la frontière, il s’installe en 1755 aux « Délices », aux portes de Genève. À soixante ans, Voltaire découvre la nature, la vie rustique. Avec Mme Denis, sa nièce devenue sa maîtresse dix ans auparavant, il reçoit ses amis.

Il contribue de 1754 à 1758 à l’encyclopédie, et de sa brouille, célèbre, avec Rousseau, naîtra un petit chef-d’œuvre du conte philosophique : Candide ou l’Optimisme (1759).

En 1760, il s’installe définitivement à Ferney, à portée de la Suisse, prêt à s’y réfugier à la moindre alerte. Par sa vaste correspondance (plus de 6 000 lettres de 1760 à 1778), il est en relation avec toute l’Europe : Frédéric II, Catherine de Russie, les rois de Pologne, de Suède, du Danemark. Il écrit surtout à Paris, où Thiériot (son ami de toujours) et d’Argental font jouer ses pièces, ou d’Alembert, Helvétius, Condorcet diffusent sa prose, où Choiseul et Turgot le protègent de leur influence.

Il fut élu Directeur de l’Académie Française. À quatre-vingt-quatre ans, Voltaire fait un retour triomphal à Paris en février 1778. C’est le 30 mars qu’il recevra l’hommage de l’Académie française et qu’il sera porté en triomphe par la foule pour aller assister à la sixième représentation « d’Irène » sa dernière tragédie.

Il meurt le 30 mai 1778 à l’angle de la rue de Beaune et du quai Voltaire dans l’hôtel du Marquis de Villette. Le curé de saint Sulpice refuse de l’inhumer. Pour lui éviter d’échouer dans un quelconque terrain vague, on neveu l’abbé Mignot le transporte dans un fiacre jusqu’à l’abbaye de Scellières près de Troyes. Il faut souligner qu’une interdiction d’obsèques religieuses émanant de l’évêque est arrivée juste un peut trop tard !

La première cérémonie révolutionnaire qui eut lieu le 11 juillet 1791, fut le transfert de ses cendres au Panthéon. Il faut noter qu’elle se déroula sans la participation du clergé.

Son épitaphe porte ces mots : « Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l’homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l’esprit humain, et lui apprit à être libre. »

Il aurait dit : Si Dieu nous a fait a son image, nous lui avons bien rendu.

Ses principales oeuvres

par Webmaster
Publié le 2 novembre 2002 - Modifié le 17 septembre 2006
 
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