Jean Cocteau
- Les miroirs feraient bien de réfléchir avant de renvoyer les images.
- Finalement, je crois que j’ai vécu très au-dessus des moyens de mon époque.
- Il faut faire aujourd’hui ce que tout le monde fera demain.
- Ceux qui ne font pas les choses les racontent. Ceux qui les font se taisent.
- L’avenir n’appartient à personne. Il n’y a pas de précurseurs, il n’existe que des retardataires.
- Un enfant prodige, c’est un enfant dont les parents ont beaucoup d’imagination.
- Si je préfère les chats aux chiens, c’est parce qu’il n’y a pas de chat policier.
- On croit que le style est une façon compliquée de dire des choses simples, alors que c’est une façon simple de dire des choses compliquées.
- À force de ne jamais réfléchir, on a un bonheur stupide.
- Le vrai tombeau des morts, c’est le coeur des vivants.
- Beaucoup d’hommes naissent aveugles, et ils ne s’en aperçoivent que le jour où une bonne vérité leur crève les yeux.
- On ferme les yeux des morts avec douceur ; c’est aussi avec douceur qu’il faut ouvrir les yeux des vivants.
- Je me reproche d’avoir dit trop de choses à dire et pas assez de choses à ne pas dire.
- Un chef-d’oeuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre.
- Les plus belles robes sont portées pour être retirées.
- L’histoire est du vrai qui se déforme, la légende du faux qui s’incarne.
- Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel.
- Un général ne se rend jamais, même à l’évidence.
- La sagesse est d’être fou lorsque les circonstances en valent la peine.
- Aucune mère n’est le camarade de son fils. Le fils devine vite l’espion derrière le camarade et la femme jalouse derrière l’espion.
- Il y a trente-cinq ans qu’on me répète à propos de tout : vous verrez, vous verrez. Je n’ai rien vu.
- Le drame des poètes, c’est qu’ils doivent vivre au-dessus des moyens de leur époque.
- Aimer et être aimer c’est l’idéal. Pourvu qu’il s’agisse de la même personne.
- Le cinéma, c’est l’écriture moderne dont l’encre est la lumière.
- Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin.
- Le bonheur exige du talent. Le malheur pas. On se laisse aller. On s’efforce. C’est pourquoi le malheur plaît et le bonheur effraye la foule.
- Notre mort n’est que très simple. Celle des autres est insupportable.
- Le talent, c’est le relief de la platitude.
- A force d’aller au fond des choses, on y reste.
- On a fait de moi un personnage à qui je refuserais de serrer la main.
- Les enfants, il vaut mieux les réussir, sinon ils ne vous ratent pas.
par Webmaster
Publié le 25 août 2004 - Modifié le 7 septembre 2006