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Jacques Benigne Bossuet

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Jacques Benigne Bossuet

Prélat, prédicateur et écrivain français né à Dijon en 1627, mort à Paris en 1704. Bossuet surnommé par la suite « l’Aigle de Meaux » fait ses études secondaires chez les jésuites du Collège des Godrans, ses études supérieures au Collège de Navarre et à la Sorbonne.

Il se fait une telle réputation d’orateur qu’il prêche, à quinze ans, à l’hôtel de Rambouillet. C’est très certainement grâce à saint Vincent de Paul dont il soutient l’action, qu’il deviendra sans doute l’un des plus grands prédicateurs.

Ordonné prêtre en 1652 c’est à Metz qu’il exerce son ministère jusqu’en 1659. Nommé évêque de Condom en 1669, il prononce l’Oraison funèbre de Henriette Marie de France, reine de Grande-Bretagne, puis celle d’Henriette Anne d’Angleterre, duchesse d’Orléans. Il est élu à l’Académie française en 1671.

Il privilégie de 1670 à 1681 sa fonction de précepteur du Dauphin Louis de France, fils de Louis XIV à ses activités pastorales.

C’est en 1681 que parait son fameux « Discours sur l’histoire universelle » ouvrage faisant partie des nombreux autres écrits pour son élève.

Appelé en 1681 à l’évêché de Meaux par Louis XIV , il s’implique par la suite dans le conflit qui oppose le roi et le pape Innocent XI sur le droit d’ingérence du Saint-Siège dans les affaires de la France. Il rédige la déclaration de 1682 sur les libertés de l’Église gallicane, qui fixe les limites du pouvoir spirituel des papes et du pouvoir temporel des rois. Il poursuit sa grande idée, qui est la réunion de toutes les Églises. Du reste Il entretient depuis 1690 une correspondance avec le philosophe luthérien Leibniz sur ce sujet.

En 1698 il écrit un pamphlet, « Relation sur le quiétisme », qui entraîne en 1699 la condamnation à Rome de la doctrine de Madame Guyon et des écrits de Fénelon, représentants français du quiétisme [1], par Innocent XII. Pour finir il porte une condamnation impitoyable et sans nuances sur le théâtre et les comédiens.

Il meurt le 12 avril 1704 alors qu’il était en pleine polémique avec avec Richard Simon à propos de l’exégèse [2] et de la critique historique des écrits bibliques.

Ces principales oeuvres

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[1] Doctrine mystique mettant l’accent sur la nécessité d’une passivité totale pour parvenir à l’union et à l’identification parfaite de l’âme avec Dieu.

[2] Étude et interprétation philologique ou doctrinale d’un texte ancien, en particulier d’un texte biblique.


Publié le 27 octobre 2002 - Modifié le 16 septembre 2006
 
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