| [1-24] [25-36] |
|
A une malabaraise Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche est large à faire envie à la plus belle blanche...
Au Lecteur La sottise, l’erreur, le péche, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps...
Au poète impeccable Au parfait magicien ès lettres françaises, A mon très cher et très vénéré...
Bénédiction Lorsque, par un décret des puissances suprêmes, le Poète apparaît en ce monde ennuyé...
Bohémiens en Voyage La tribu prophétique aux prunelles ardentes, hier s’est mise en route, emportant ses petits...
Chant d’Automne Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; j’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe...
Châtiment de l’Orgueil En ces temps merveilleux où la Théologie, fleurit avec le plus de sève et d’énergie...
Correspondances La nature est une temple où de vivants piliers, Laissent parfois sortir de confuses paroles...
Danse macabre Fière, autant qu’un vivant, de sa noble stature,Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants...
De profundis clamavi J’implore ta pitié, Toi, l’unique que j’aime, Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé...
Don Juan aux Enfers Quand Don Juan descendit vers l’onde souterraine, Et lorsqu’il eut donné son obole à Charon...
Elévation Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, Des montagnes, des bois, des nuages, des mers...
|
Harmonie du soir Voici venir les temps ou vibrant sur sa tige, Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir...
Hymne à la Beauté Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme, O Beauté ? ton regard, infernal et divin...
Invitation au Voyage Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur, D’aller là-bas, vivre ensemble...
L’Albatros Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage, Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers...
L’appel du large Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme, Le coeur gros de rancune et de désirs amers...
L’Homme et la Mer Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme...
L’horloge Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible, Dont le doigt nous menace et nous dit : « Souviens-toi »...
La beauté Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour...
La Chevelure O toison, moutonnant jusque sur l’encolure ! O boucles ! O parfum chargé de nonchaloir...
La Géante Du temps que la Nature en sa verve puissante, Concevait chaque jour des enfants monstrueux...
La Muse malade Ma pauvre muse, hélas ! qu’as-tu donc ce matin ? Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes...
La Muse vénale O muse de mon coeur, amante des palais, Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées...
|
| [1-24] [25-36] |