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Alphonse de Lamartine

Né à Mâcon le 21 octobre 1790, mort le 28 février 1869, Lamartine passe sa jeunesse à Milly en Saône et Loire avec son père gentilhomme royaliste, sa mère et ses cinq soeurs...

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A Elvire
Oui, l’Anio murmure encore, Le doux nom de Cynthie aux rochers de Tibur...

C’est un petit vallon...
Mon coeur lassé de tout, même de l’espérance, N’ira plus de ses voeux, importuner le sort...

Dieu
Oui, mon âme se plaît à secouer ses chaînes, déposant le fardeau des misères humaines...

Hymne au Christ
L’astre qu’à ton berceau le mage vit éclore, l’étoile qui guida les bergers de l’aurore...

L’enthousiasme
Ainsi, quand l’aigle du tonnerre, enlevait Ganymède aux cieux...

L’Homme
Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom, qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie...

L’immortalité
Le soleil de nos jours pâlit dès son aurore, sur nos fronts languissants à peine il jette encore...

L’isolement
Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne, au coucher du soleil, tristement je m’assieds...

L’Occident
Et l’astre qui tombait de nuage en nuage, suspendait sur les flots son orbe sans rayon...

La gloire
Généreux favoris des filles de mémoire, deux sentiers différents devant vous vont s’ouvrir...

La Pervenche
Pâle fleur, timide pervenche, je sais la place où tu fleuris...

La providence à l’homme
Quoi ! le fils du néant a maudit l’existence ! Quoi ! tu peux m’accuser de mes propres bienfaits...

La semaine Sainte à la Roche-Guyon
Ici viennent mourir les derniers bruits du monde, Nautoniers sans étoile, abordez ! c’est le port...

La tristesse
L’âme triste est pareille, Au doux ciel de la nuit, Quand l’astre qui sommeille...

Le Chrétien mourant
Qu’entends-je ? autour de moi l’airain sacré résonne ! Quelle foule pieuse en pleurant m’environne...

Le désespoir
Lorsque du Créateur la parole féconde, Dans une heure fatale, eut enfanté le monde...

Le lac
Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour...

Le soir
Le soir ramène le silence, Assis sur ces rochers déserts, Je suis dans le vague des airs...

Ode
Peuple ! des crimes de tes pères, Le Ciel punissant tes enfants, De châtiments héréditaires...

Ombres chéries
Mon coeur à ta clarté s’enflamme, Je sens des transports inconnus, Je songe à ceux qui ne sont plus...

Rêves d’Automne
Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars !

Souvenir
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace...

Un lever de soleil
L’Orient jaillit comme un fleuve, La lumière coule à long flot...

Un village... autrefois
Je sais sur la colline, Une blanche maison, Un rocher la domine...

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